Le temps et l'espace
Et si le temps n'existait pas ?
La notion de temps (II)
Pour Simon Saunders, philosophe de la physique à l'Université d'Oxford, le temps pourrait ne pas exister au niveau le plus fondamental de la réalité physique. En soi c'est déjà une révolution !
Dans ce cas, qu'est ce que le temps ? Et tant que nous y sommes, pourquoi est-il obstinément omniprésent dans notre expérience quotidienne ?
Pour le professeur John Wheeler de l'Université de Princeton, "Le temps est la manière pour la nature d'éviter que toutes les choses se passent en même temps."
"La signification du temps est devenue une question terriblement problématique dans la physique contemporaine", explique Saunders. "La situation est tellement inconfortable qu'il est de loin préférable de se déclarer agnostique."
En fait, comme tous les chercheurs, Wheeler et Saunders ne disposent pas encore de l'outil théorique leur permettant de démontrer mathématiquement la nature du temps.
Et de fait, si la
majorité des chercheurs reconnaissent que la théorie quantique est
caduque, affichant de nombreux paradoxes prouvant qu'elle est
incomplète, la plupart d'entre eux n'accordent pas pour autant leur
crédit aux concepts les plus abstraits comme l'interprétation
probabiliste, la théorie des univers multiples, l'illusion du temps
ou à l'idée que l'univers aurait plus de quatre dimensions. Ainsi
que nous l'avons expliqué dans l'article consacré à l'interprétation de
la physique quantique, dans un sondage informel réalisé à Cambridge
en 1999, la majorité (52%) des physiciens concernés par
l'informatique quantique ne partageaient aucune des interprétations
actuelles (Copenhague, Bohm, Everett, etc) et restaient indécis en
attendant qu'on invente une théorie plus complète. La théorie M
va-t-elle répondre à leurs attentes ? 
Il est trop tôt pour l'affirmer.
Le temps et l'espace sont relatifs
Le problème du temps s'est posé en 1905, lorsque Einstein a défini sa théorie de la Relativité restreinte et démoli l'idée que le temps était une constante universelle. Par conséquent, passé, présent et futur ne sont plus absolus. C'est valable uniquement ici, localement. Ainsi, si en apparence la Terre ne bouge pas, changer de référentiel dirait Einstein, et placez-vous sur le Soleil. Vous verrez à quelle vitesse file la Terre : 30 km/s ! Chacun voit sa réalité par rapport à son référentiel et les battements de sa montre. Ces notions deviennent relatives.
Insatisfait d'avoir restreint sa théorie à des cas particuliers, en 1915 Einstein proposa sa théorie la plus généralisée, incluant l'effet de la gravitation. Ce faisant, il a ouvert une brèche en physique à propos de l'influence omniprésente de la gravité à l'échelle de l'univers. Cette règle est incompatible avec la physique quantique de l'infiniment petit car à la théorie locale et déterministe d'Einstein s'oppose la théorie non locale et probabiliste de la mécanique quantique.
Si on peut encore comprendre que la position, la longueur ou la distance d'un objet soit maléable en Relativité - nous avons déjà fait l'expérience des effets de perspective - faire du temps une notion tout aussi maléable est plus déroutant. C'est pourtant aujourd'hui, l'une des questions au coeur des débats.
L'équation de l'Univers
Les éminents physiciens John Wheeler et Bryce DeWitt ont inventé en 1967 une équation qui unit la Relativité générale et la physique quantique, l'équation de Wheeler-DeWitt, également appelée la fonction d'onde de l'Univers ou plus simplement l'"équation de l'univers", excusez du peu.
Cette équation est controversée, non seulement parce qu'elle unit des concepts locaux (Relativité) et non locaux (physique quantique) mais surtout du fait qu'elle manipule la notion de temps. "On a découvert que le temps disparaît tout simplement dans l'équation de Wheeler-DeWitt", expliqueCarlo Rovelli, un physicien de l'Université de Méditerranée à Marseille. "C'est une question qui a intrigué de nombreux théoriciens. Il se pourrait que la meilleure manière de réfléchir à la réalité quantique soit d'abandonner la notion de temps, de sorte que la description fondamentale de l'univers soit intemporelle."
Ainsi que nous le disions, personne à ce jour n'a réussi à intégrer la théorie quantique et la Relativité générale dans l'équation de Wheeler-DeWitt. Néanmoins, quelques physiciens, dont Rovelli, pensent que si les physiciens parviennent à unir les deux théories cadres de la physique du XXemesiècle, ils aboutiront inévitablement à décrire un univers dans lequel, finalement, le temps ne joue aucun rôle. Les physiciens ont baptisé cette question, "le problème du temps".
C'est peut-être la plus grande énigme de la physique, mais ce n'est pas la seule relative au temps.
La flèche du temps : haro sur les absolus
L'autre grande question est fondée sur l'observation et reste étrange : pourquoi la flèche du temps est orientée vers le futur ? Nous l'avons déjà évoquée en thermodynamique. Toutes les lois, celles de Newton, d'Einstein ou en physique quantique, qu'elles s'appliquent ici ou a des milliards d'années-lumière fonctionnent de la même façon, même si vous filmez le phénomène à l'envers. Un exemple : un homme marche. A l'envers, il marche à reculons. Cela nous pouvons le faire. Un exemple plus complexe : si localement l'univers construit des îlots ordonnés, des galaxies, des systèmes planétaires, des organismes vivants, tôt ou tard, cela finit par se désagréger et "tomber en ruine", comme la chaleur finit par se dissiper. Comme le disent les physiciens, l'entropie de l'univers ne peut que croître.
Nous constatons que le temps est a sens unique, les aiguilles de notre montre ne remontent jamais le temps. Or, les lois ne l'interdisent pas et la théorie des trous de vers ou les "boucles temporelles" d'Amos Ori nous offrent en théorie le moyen de voyager dans le temps.
Mais quelque chose empêche le temps de faire demi-tour. A posteriori, on ne peut pas remonter dans le temps. Seth Lloyd, physicien spécialisé en informatique quantique au MIT, nous dit que "l'explication communément admise à propos de la flèche du temps est de dire que pour spécifier la manière dont se déroule un événement, nous n'avons pas seulement besoin de spécifier la loi qui s'y applique, nous devons également spécifier certaines conditions initiales ou finales."
Comme aurait pu le dire Newton ou Laplace, "donnez-moi les conditions initiales et je vous prédirai l'évolution du monde !" Donnez aux physiciens les conditions finales de l'Apocalypse, ils vous rebaptiront l'Univers mieux que le meilleur film de science-fiction !

Selon la majorité des physiciens, la mère de toutes les conditions initiales fut le Big Bang, ce phénomène d'une énergie inconcevable - mais quantifiable - qui donna naissance à l'Univers voici environ 15 milliards d'années.
Bien que les lois de la physique ne tiennent pas compte de la flèche du temps, l'expansion de l'Univers à laquelle nous assistons (les galaxies se fuient mutuellement et leur distance augmente), nous démontre qu'elle existe. A mesure que l'Univers grandit, il devient de plus en plus complexe et désordonné. Cette entropie croissante est dirigée par le taux d'expansion de l'Univers, lequel pourrait être à l'origine de la fuite incessante du temps en avant.
De ce point de vue, le temps n'est pas une donnée indépendante de l'Univers. Einstein nous a convaincu qu'il n'y a pas une horloge battant la seconde en dehors du cosmos, il n'est pas possible de définir une référence temporelle absolue, au grand dam de Newton et de ses émules.
Les Gardiens du Temps
Jusqu'à Einstein, pour les physiciens sinon pour nous tous, quand nous pensons au temps, nous le considérons comme Newton l'a décrit : "Absolu, un temps vrai et mathématique, valant en soi, et à partir de la propre nature duquel, il s'écoule également, sans considération pour aucune chose extérieure."
Ainsi que nous l'avons expliqué, Einstein a prouvé que le temps faisait intrinsèquement partie du continuum de l'univers. Contrairement à ce que Newton pensait, nos horloges ordinaires ne mesurent jamais des phénomènes indépendants de l'univers. En fait, les horloges ne mesurent pas le temps du tout.
Si vous visitez un jour l'Institut des Poids et Mesures de Paris, l'Observatoire de Belgique à Uccle ou l'Institut National des Standards et de Technologie (NIST), à Boulder, aux Etats-Unis, qui ont notamment pour tâche de définir l'heure avec une précision "atomique", ne leur dites jamais quelque chose du genre "votre horloge mesure le temps avec précision". Ils vous diront invariablement : "Nos horloges ne mesurent pas le temps"... Ils vous désorienteront tout à fait quand ils vous diront : "Non, le temps est défini par ce que mesurent les horloges". La différence est subtile, mais c'est la réalité. Les horloges atomiques définissent le temps standard pour le globe : le Temps est défini par le nombre de clics de leurs horloges. Si vous n'avez pas tout compris, relisez le paragraphe.
Rovelli, qui défend la thèse de l'univers intemporel, considère que les "Gardiens du Temps" ont raison. De plus, leur point de vue est compatible avec l'équation de Wheeler-DeWitt. "On ne voit jamais le temps", fait remarquer Rovelli. "Nous voyons seulement son effet dans nos montres. Si vous dites que cet objet bouge, vous voulez en fait dire que l'objet est à tel endroit quand l'aiguille de votre montre est ici, et ainsi de suite. Nous disons que nous mesurons le temps avec une montre, mais nous ne voyons jamais que les aiguilles d'une montre, pas le temps lui-même. Et les aiguilles d'une montre sont des variables physiques comme n'importe quelle autre. Aussi, dans un sens, nous trichons, car ce que nous voyons réellement ce sont des variables physiques, elles-mêmes fonction d'autres variables physiques, mais nous nous les représentons comme si tout évoluait dans le temps".
"En ce qui concerne l'équation de Wheeler-DeWitt, nous devons arrêter de jouer à ce jeu", nous dit Rovelli. "Au lieu d'introduire cette variable fictive qu'est le temps, qui n'est pas observable en soi, nous devrions simplement décrire les relations entre les variables. La question est : le Temps est-il une propriété fondamentale de la réalité ou juste l'apparence macroscopique des choses ? Je dirais qu'il s'agit uniquement d'un effet macroscopique. C'est quelque chose qui émerge uniquement pour les gros objets", c'est-à-dire tout ce qui existe au-dessus de l'échelle de Planck. Pour le dire simplement, le problème est que le temps pourrait ne pas exister au niveau le plus fondamental de la réalité physique. Voilà une idée qui mérite le prix Nobel si on peut la prouver !
A lire : Les constantes capricieuses de la physique
La réalité ultime intemporelle
Pour l'heure, il n'existe pas de théorie physique capable de décrire complètement ce à quoi ressemble l'univers en dessous de l'échelle de Planck. Une possibilité existe que les physiciens parviennent à unifier la théorie quantique et la Relativité générale. Dans ce cas, l'espace et le temps seront décrits par une version modifiée de la physique quantique. Dans une telle théorie, en plus de ne plus être absolus, l'espace et le temps ne sont plus lisses et continus. En lieu et place, ils se transforment en quantités discrètes, en quanta, à l'image de la lumière qui est constituée de quanta d'énergie, les photons. Ces quanta constitueraient les briques de l'espace et du temps.
Comprenez bien le sens de cette découverte. Bien que la taille de ces quanta d'espace-temps soit insignifiante et ne change en rien notre réalité, du point de vue mathématique, cette progression discontinue de la métrique de l'univers à très petite échelle constitue une révolution intellectuelle. Elle signifie notamment qu'il existe un seuil quantifiable en dessous duquel il n'existe pas de quanta d'espace et de temps, comme il existe un niveau d'énergie précis au-dessus duquel les quatre interactions fondamentales sont unies. Cette époque primordiale, où se développait une théorie unifiée, supersymétrique, est aujourd'hui à notre portée. Mais si la situation actuelle est éclairante, les chercheurs ignorent encore à quelle distance se trouve la fin du tunnel.
Comment se représenter de telles entités ? Il n'est pas facile d'imaginer un espace et un temps constitués d'autre chose que ce que nous ressentons. De plus, où résideraient les composantes de cet espace et de ce temps quantiques, si ce n'est pas dans l'espace et dans le temps ? Nous devons étudier la question sous un autre angle.
En physique quantique, depuis 1926 et les travaux de Schrödinger, toutes les particules de matière et d'énergie (fermions et bosons) sont décrites par des ondes. Ce n'est pas incompatible avec la notion de quanta qui représente une quantité d'énergie discrète, car comme un quanta, les différentes valeurs d'énergie d'une onde stationnaire ne peuvent progresser que par quantité discrète, à l'image d'une corde de guitare que l'on pince et dont le son progresse par note entière ou demi-note.
Les ondes ont des propriétés particulières. Par exemple, un nombre infini d'ondes peut exister en un seul endroit car elles peuvent se superposer, s'additionner ou se soustraire. C'est ainsi que la lumière est capable de créer des figures d'interférences (expérience de Young).
Si on démontre un jour que le temps et l'espace sont compatibles avec les quanta, alors tenez-vous bien, on pourrait empiler tous les quanta dans un point sans dimension."L'espace et le temps ont en quelque sorte fusionnés dans cette image", dit Rovelli. "Il n'y a plus d'espace du tout. Ce sont juste des espèces de quanta superposés les uns au-dessus des autres sans qu'ils soient immergés dans un espace." Comprendra qui pourra. Si cela peut vous aider, n'oubliez pas que nous parlons d'ondes.
Actuellement, Rovelli travaille en collaboration avec Alain Connes, un mathématicien renommé du Collège de France à Paris. Ensemble, ils ont développé un cadre de travail leur permettant de démontrer comment la chose que nous appelons le temps pourrait émerger de l'écume de la réalité intemporelle quantique.
Rovelli la décrit de manière imagée : "Le temps pourrait être un concept émergeant à grandes échelles - un peu comme le concept de la 'surface de l'eau', qui n'a de sens qu'au niveau macroscopique mais qui perd son sens précis quand on l'examine au niveau atomique."
Une révolution salutaire
Rovelli est conscient que son explication ne va qu'épaissir le brouillard qui stagne au-dessus de cette mystérieuse échelle de Planck. Confiant dans son intuition, il nous rappelle que l'essentiel des connaissances que nous possédons aujourd'hui, laissaient également les savants perplexes en leur temps. Pensez à Copernic et son idée "saugrenue" de placer le Soleil était au centre du monde, ou à l'idée "hérétique" de Galilée qui croyait que la Terre tournait sur elle-même et autour du Soleil. Le sens commun nous dit le contraire, et pourtant aujourd'hui, mis à part quelques sectes obscurantistes, tout le monde accepte ces deux théories pour vraies. Mais il faut encore convaincre les sceptiques "saint Thomas". Aussi, des expériences et surtout l'exploration spatiale nous ont apporté des preuves indiscutables.
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Toutes les idées et toutes nos représentations évoluent avec le temps, même ce portrait d'Einstein réalisé parJeremy Sutton. |
Même au XXeme siècle, le doute a plané dans l'esprit de nombreux scientifiques sur l'idée même de la "contraction des distances" et du "ralentissement du temps" évoqué par Einstein.
Une fois encore c'est l'astronomie et l'astronautique qui rallièrent les sceptiques à la cause de la Relativité, et encore récemment, en 2007, avec les résultats de la mission Gravity Probe B qui sont venus renforcer la théorie d'Einstein.
En revanche, depuis plus d'un demi-siècle la situation est moins claire en physique quantique où les accélérateurs de particules peinent à nous décrire cette réalité ultime qui reste voilée en raison des contraintes même de la nature quantique et du faible niveau d'énergie atteint par les systèmes actuels. Ils nous offrent toutefois des traces d'interactions qui en disent long sur le profil des particules concernées.
A son tour, comme l'univers de Newton n'était pas celui de Copernic, l'univers quantique relativiste des théories de supercordes et autres théories membranaires n'est pas celui d'Einstein ni celui de Schrödinger. A chaque fois, le changement de paradigme fut radical, bouleversant l'image qu'on se faisait du monde. Cette remise en question créa à chaque fois une véritable révolution intellectuelle et un schisme entre l'ancienne et la nouvelle génération de chercheurs.
Qui a raison, qui a tord, cela ne se pose pas en ces termes. Les nouveaux concepts sont salutaires pour l'avenir de la Science car ils renforcent la confiance des chercheurs en leur capacité à comprendre des phénomènes que certains jugent un peu vite hors de portée de l'esprit humain.
Si ces nouveaux concepts généralisent les anciennes théories et parviennent à prédire de nouveaux événements, que l'observation confirme leur existence ou simplement les faits actuels, et si par bonheur ils expliquent les paradoxes des anciennes théories, dans ce cas ils renverseront de facto l'ancien paradigme. Cette "théorie révolutionnaire" représentera dorénavant le "modèle Standard" qui sera enseigné à tous les étudiants.
Un modèle aussi complexe soit-il, représente-t-il pour autant la réalité ? Nous avons expliqué à propos de la philosophie des sciences, qu'un modèle mathématique est l'expression de la réalité. Einstein nous a démontré avec éloquence que les mathématiques ont ce gros avantage sur l'expérience, d'ajouter la preuve formelle des démarches scientifiques, démontrant et expliquant la nature des choses.
A travers l'exemple simple des coccinelles marchant sur un globe, Einstein nous a également expliqué qu'on pouvait visualiser mentalement n'importe quel concept, même l'infini. Bien sûr, on ne vous demandera jamais de visualiser un univers à 11 dimensions, bien que les ordinateurs puissent le faire, mais nous n'en avons pas besoin car le calcul des probabilités nous suffit pour l'appréhender.
Tout n'est qu'illusion
En mars 1955, alors que son ami Michele Besso venait de décéder, Einstein écrivit une lettre d'encouragement à la famille Besso. "Maintenant il a quitté cet étrange monde un peu avant moi. Cela ne signifie rien. Des gens comme nous, qui croyons en la physique, savons que la distinction entre passé, présent et futur n'est seulement qu'une illusion obstinément persistente."
Rovelli entrevoie aujourd'hui une nouvelle brèche temporelle. "L'article d'Einstein de 1905 est apparu et a soudainement changé la façon dont les gens imaginaient l'espace-temps. Nous sommes de nouveau au milieu de quelque chose comme ça", conclut-il.
Townsend compare notre état actuel de connaissance à la vieille époque quantique de l'atome de Bohr, juste avant la pleine élucidation de la physique quantique : "Nous avons certaines images fécondes et quelques règles mais il est aussi évident que nous n'avons pas une théorie complète".
Kaku est résolument optimiste : "Pour la première fois dit il, nous pouvons voir le profil du lion et il est magnifique. Un jour, nous l'entendrons rugir".
Quand le brouillard sera retombé, le temps, quoiqu'il puisse être, pourrait apparaître encore plus étrange et plus illusoire que ce que même Einstein aurait pu imaginer.
Je ne choisi pas ce titre au hasard, c’est le titre d’une conférence à laquelle je viens d’assister. Une conférence organisée par le CERN à Genève ou je travaille, faite par Etienne Klein, Directeur du Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière du CEA. Je me suis dis qu’une petite synthèse de cette conférence ferait un article fort intéressant.

Le temps est un mot que tout le monde comprend, qui existe dans toutes les langues, que tous les gens utilisent toute la journée mais qu’est-ce que le temps exactement ? Le gros problème, c’est justement que donner une définition du temps est impossible ! Pour donner une définition d’un mot, il faut utiliser d’autres mots qui ne découlent pas du terme a définir, or, pour le temps, on utilise nécessairement les notions de chronologie, de temporalité, de passage du temps, il y a toujours référence à un « avant » et un « après » qui découlent directement du principe du temps. Le problème est posé, on se retrouve nécessairement avec une tautologie, le temps ne peut se définir que par lui-même. On utilise souvent la métaphore de la rivière qui coule, sûrement une des plus vieilles images que l‘homme a inventée (depuis l’antiquité grecque). Le problème dans cette métaphore est qu’une rivière possède un lit qui est immobile et qui la contient, on peut donc la voir couler à partir de la berge et mesurer sa vitesse, de plus la rivière possède une source et vient se déverser dans quelque chose d’immobile qui ne s’écoule pas, pour faire une analogie avec temps, ce n’est pas chose aisée. Le temps devrait avoir une origine, posséder un support et se terminer dans quelque chose d’intemporel. Etienne Klein nous propose une autre métaphore, celle d’une prison roulante. Nous sommes enfermés dans une prison qui représente le temps, nous ne pouvons nous échapper, nous ne pouvons pas la contrôler ni mesurer sa vitesse mais juste ressentir le fait qu’elle avance indéfiniment dans la même direction. Reste la question du moteur, qu’est-ce qui fait avancer la prison, le temps ?

Le temps intervient en physique avec Galilée, vers 1590, avec sa théorie sur la chute des corps. C’est à ce moment, qu’on va voir apparaître la fameuse variable temporelle : « t ». En passant, Galilée n’est jamais allé à Pise jeter des pierres du haut de la tour comme le veux la légende, il est arrivé dans un premier temps à sa découverte uniquement avec une expérience de la pensée que voici. Jusqu’à Galilée, Aristote (IVème siècle av JC) avait instauré le fait que les corps tombaient à une vitesse proportionnelle à leur masse et personne n’avaient remis cette observation en cause. Effectivement, si vous laisser tomber de votre hauteur une boule de pétanque et une balle de tennis, la boule de pétanque arrive légèrement avant la balle de tennis car la hauteur est peu élevée et il y a des frottements avec l‘air, nous ne sommes pas dans le vide. Mais Galilée dit la chose suivante, si on forme un nouveau système boule de pétanque + balle de tennis en les attachant avec une corde, ce nouvel ensemble est plus lourd que la boule de pétanque seule, l’ensemble ainsi formé devrait donc tomber plus vite que la boule de pétanque seule. Or, si on réfléchit un peu, la balle de tennis tombe moins vite donc elle va freiner la boule de pétanque via la corde, ainsi, le système global tombe moins vite que la boule de pétanque seule. Conclusion : Aristote à tort et la chute des corps est indépendante de la masse. Dans cet exercice Galilée ne considérera plus une durée comme ses prédécesseurs mais bien le temps en tant que variable, qui sera alors absolue. Voilà pour la petite histoire et l’introduction du temps dans la physique.
Très vite, on assimilera le temps à une droite continue, pas une boucle qui se referme sur elle-même pour respecter la notion très importante de causalité. Ce principe mérite que l’on s’attarde un peu. Le principe de causalité dit qu’une action faite à un instant « t » (la cause) ne peut entraîner des conséquences que dans le futur. Un événement ne peut en aucun cas avoir d’effets rétroactifs et modifier un événement qui lui est antérieur. Ce principe paraissant évident ne l’est pas forcément dans la science dite moderne, particulièrement en relativité restreinte ou en mécanique quantique. Si la vitesse de la lumière est finie dans la relativité restreinte d’Einstein, c’est uniquement pour ne pas violer ce principe de causalité. La relativité change notre vision sur l’instantanéité des évènements. Attention, cela peut être assez subtil, prenons un exemple :

Soit le dispositif suivant : un bouton est relié à 2 lampes situées à égales distances. Lorsque l’observateur A, situé au milieu des 2 appuie sur le bouton, il voit les 2 lampes s’allumer exactement en même temps, les 2 évènements sont instantanés sur la droite du temps. Si à cet instant un autre observateur passe très vite devant ces 2 lampes de la gauche vers la droite (observateur B), il voit la lampe 1 s’allumer AVANT la lampe 2 et si un autre observateur passe de la droite vers la gauche (observateur C) alors il voit la lampe 1 s’allumer APRES la lampe 2. On pourrait penser qu’ici le principe de causalité n’est pas respecté car les personnes B et C perçoivent des évènements dans des sens inverses sur la droite du temps, comme si le temps était inversé. Or, ce n’est pas le cas, Einstein nous dit, que chaque personne possède son propre référentiel temporel, il n’y a pas de temps absolue, on ne peut pas comparer des évènements entre différents référentiels (voir paradoxe des Jumeaux de Langevin). Dans ce cas, il n’y a pas d’événement rétroactif qui vient modifier le passé de chacun, le principe de causalité est donc respecté pour chaque observateur.
Autre exemple :

Cette fois-ci lorsque le bouton est enfoncé, la lampe 1 s’allume et le fait que la lampe 1 s’allume déclenche un nouveau signal qui va aller allumer la lampe 2. L’observateur A va donc voir la lampe 1 s’allumer AVANT la lampe 2, tout comme l’observateur B. Concernant l’observateur C, si ce dernier va suffisamment vite, il verra la lampe 1 s’allumer APRES la lampe 2 et dans ce cas le principe de causalité ne sera pas respecté car c’est l’événement « lampe 1 allumé » qui a pour conséquence d’allumer la deuxième lampe. Pour conserver le principe de causalité ici, il y a une condition : que la vitesse de l’observateur C soit inférieure à la vitesse de la lumière dans le vide, et dans ce cas, il verra bien la lampe 1 s’allumer AVANT la lampe 2 et le principe de causalité sera respecté : Relativité restreinte !
Maintenant le principe de causalité introduit, il y a des confusions a ne pas faire. En thermodynamique, on parle sans cesse de la « flèche du temps ». Une personne normalement constituée pense que la « flèche du temps » correspond à l’écoulement du temps dans une direction… Or cela n’a rien à voir, la « flèche du temps » ne correspond en aucun cas au déroulement temporel. Cette dernière définie le sens dans lequel s’effectue des transformations, des changements. C’est elle qui introduit le deuxième principe de la thermodynamique qui stipule qu’il existe des transformations réversibles et d’autres irréversibles (l’entropie ne peut que augmenter, jamais diminuer). Par exemple vous pouvez faire un pas à gauche puis faire un pas à droite pour retrouver votre position d’origine. Dans ce cas, il y a réversibilité de la flèche du temps, le phénomène physique inverse est faisable, comme avec des boules de billards, si vous filmez 2 boules de billard s’entrechoquer et que vous repasser le film en marche arrière, rien de choquant n’apparaît car les équations mécaniques de Newton sont réversibles dans le temps, elle sont invariables par translation temporelle (si vous remplacer « t » par « -t » dans l’équation, ça ne change rien). Dans les phénomènes réversibles, un système peut retrouver un état antérieur dans le futur, et non pas revenir dans le temps comme on pourrait parfois le penser. En thermodynamique, beaucoup de transformations sont irréversibles. Par exemple, si vous mélangez du lait dans votre café, les deux vont parfaitement se mélanger naturellement dans le temps mais essayer donc de voir se séparer votre lait et votre café dans votre tasse naturellement, ce n’est pas près d’arriver. Ici la flèche du temps défini un ordre temporel à respecter, un enchaînement d’états qui possède un sens et le système ne peut revenir à un état antérieur dans le futur.

Ce qui est également étonnant c’est que dans toutes les cultures primitives, lors du récit de la création du monde, le temps est toujours le premier éléments qui apparaît. La question évidemment qu’on a envi de poser c’est « Y a t-il un début et une fin au temps ? » Question qui, à mon avis, ne sera jamais résolue pour la bonne et simple raison que toute réflexion philosophique sur ce sujet entraîne des tautologies ou des contradictions. Si avant que le temps ne débute il y avait un « néant » sans temps, combien de temps s’est écoulé avant de créer le temps ? Question idiote bien entendu. De plus, concernant l’existence d’un néant, à un moment ou à un notre, il a cessé d’exister (la preuve est que ce blog n’est pas le néant par exemple) donc il contenait en lui une possibilité de sortir de son propre néant, donc un objet qui possède une possibilité de faire quelque chose, c’est l’inverse du néant. Conclusion : Le néant n’a jamais existé !
Le TEMPS Existe -t-il ? OUI & NON !
de COMBREDET Jean -- le 2 juin 2010
Telle est la nouvelle accroche
médiatique des relativistes quantiques qui deviennent des
trapézistes de l'(é)branlement mental,semant la confusion sans même
le réaliser.Qu'à cela ne tienne !Ils nous incitent à faire le point
et c'est une bonne chose.Car là encore ,le Prince de ce Monde
s'empare d'eux - à leur insu ou non - afin de diviser pour régner
sur l'éveil salutaire que représente la mécanique quantique.
Tous les meta-physiciens ( certes nous ne sommes pas nombreux ! ) savent qu'en valeur absolue le temps n'existe pas .Pourquoi ? Tout simplement parce que l'espace-temps naît de la manifestation donc de la densification en commençant par le VERBE .Au-delà ( si tant est que l'on puisse l'exprimer ainsi ) il y a donc de moins en moins de densification et quand il n'y a plus de densité ...il n'y a plus d'espace -temps :donc le passé ,le présent et l'avenir se fondent en 1 (faute de pouvoir l'exprimer autrement ) où 1 est TOUT ! Mais TOUT n'existant pas le passé ,le présent & l'avenir non pas" sont "mais EST hors de l'espace-temps ( faute de pouvoir mieux l'exprimer ...mais le Verbe est déjà espace-temps ).Ce qui confirme donc que le nom de Dieu est inexprimable..non pour des raisons de justice de je ne sais trop quoi mais comme simple réalité quantique ( tel est le sens du soi-disant blasphème d'oser prononcer le nom de l'inexprimable !) Nous sortons enfin des névroses .Ce qui veut dire que le supposé Dieu ou l'Omnipotence universelle ou ce que vous voulez est le passé ,le présent et l'avenir et les englobent donc !Mais il y a les méta-physiciens ,physiciens haut de gamme et les meta-physiciens ,physiciens au berceau . Là encore ,les amalgames et le chaos sont assurés ! Car au quotidien de notre vie ,le temps semble exister et le temps est lié à l'espace ! Et c'est parti :oui ...mais! Pourquoi faire simple lorsque l'on peut faire compliqué dit le Prince de ce Monde .
> Nous avons construit ou plutôt on nous a fait construire un système névrotique mathématique détaché de la physique & tout bon agrégé tombe comme les autres dans l'entonnoire...même les surdoués tel un de mes cousins des USA qui résolvait les pb de Maths avant que le prof les ait fini " to the blackboard " .L'ayant connu ,je sais qu'il ne savait même pas pourquoi cela se passait ainsi en sa tête .Et il n'est pas le seul que je connaisse de la sorte ! Donc :QUE SE PASSE-T-IL?

D'abord le temps n'est qu'une donnée de conscience liée à l'espace . Car il ne peut y avoir de temps sans espace.Et étant prisonnier de la densité ,donc de la dualité de la manifestation ,nous constatons que l'étymologie ,tempus et spatium ,ne nous apportent pas grand chose ,sinon que espace= espacer donc écarter deux objets, donc manifestés ,donc duels soit 2 X 2 = 4.Or 4 = le ternaire ou tiers générateur issu de la dualité plus 1 .Ce qui nous amène bien évidemment à la variable mobile H3 de Pinel et des champs morphogénétiques ...mais là encore :STOP ! La seule chose qui en résulte de tangible est que tout cela reste bien lié à la densité et à la donnée de conscience que nous lui accordons .Nous laisserons aussi de côté ici "le cours en miracle " que chacun peut ensuite y accoler s'il le veut .
Il faut sortir de la valse des théories et de la méta-physique pure pour rester intégrés aux apparences quotidiennes,avant de suivre ou non le nouveau paradygme de CARLO ROVELLI : il faut oublier le temps ! La seule chose qui nous importe est de savoir s'il nous apporte quelque chose d'autre que de la récupération ou de l'intoxication...tel le Dr HOUSE ( TV) qui vient de découvrir que pour sortir du soin des effets de la médecine officielle devenus insuffisants ..il serait peut-être bon d'avoir recours à la vitamine C...afin d'accéder aux causes,alors que les patrons du gotha l'utilisent depuis des dizaines d'années pour eux et leurs proches en laissant leurs cours pour étudiants ,de dernière années au vestaire dés qu'ils franchissent le pas de leur vie privée.Pas tous certes & il existe aussi des éléments positifs en certains domaines,notamment en chirurgie quand elle ne tombe pas dans le changement de pièces détachées,alias l' automobile !

Qu'avons nous dit plus haut ? 2 X2 = 4 = 3+1 ou le tiers générateur nait de la dualité engendrant un autre tier générateur .Or que nous dit Carlo ROVELLI ?Le temps ( qu'il veut essayer d'oublier !) est le passage d'un point d'équilibre à un autre ! C'est JUSTEMENT ce que nous disons depuis des années et que nous avons écrit et chiffré ci-dessus ...sans passer par la thermodynamique dont il se sert . Par conséquent qu'y a t il de vrai et d'inexact en tout cela?
En valeur absolue le temps n'existe pas mais selon le degré de manifestation en lequel nous nous trouvons ,nous sommes obligés d'en tenir un certain compte ...au moins en base de référence.Avant d'arriver à ce que Rovelli dit d'interessant,l'histoire du temps nous montre que même Zénon et Parménide avaient compris que le temps était une illusion. Ne tombons pas dans les champs masturbatoires du style : "oui le temps existe parce que les horloges le mesurent ,à moins que le temps ne soit défini par ce que mesure les horloges ...les horloges étant elle-mêmes tributaires d'un mouvement pendulaire ".Mais c'est toute la manifestation qui est tributaire d'un mouvement pendulaire donc d'une dualité ...donc d'une polarisation avec un point intermédiaire ou neutre GENERATEUR ou 3 !
Et nous revoilà au point de passage d'un point d'équilibre à l'autre ou sinusoïde ,spirale de vie en transit permanent ! Donc pour l'instant Carlo Rovelli n'a rien inventé ,n'a rien découvert mais a simplement élargi son propre champ de conscience en le faisant passer par le pays de la thermodynamique : la chaleur correspond à de l'agitation thermique où l'on ne connaît pas le mouvement individuel des atomes."La tasse de thé est chaude " ne me donne pas le mouvement des atomes .Or tout système thermique est décrit par un état statistique ou distribution de probabilités sur toutes les configurations microscopiques permettant de calculer une variable temporelle déterminant celle où le système est en équilibre & c'EST l'EQUILIBRE qui DETERMINE un TEMPS.Il en est de même du monde :c'est son état d'équilibre qui nous permet de décrire le temps ...en bon français d'établir les paramètres de la référence temps de la naissance de la densité à sa mort. Ce qui nous confirme encore que l'espace -temps existe donc bien par rapport à notre point d'équilibre de densification basé sur la dualité & le tiers générateur nous ramenant à la Monade donc hors de l'espace ."Partout le ternaire brille dans l'univers et la monade est son esprit "disait Papus .Ce qui veut dire que nous faisons partie intégrante de la déité ,satan compris .
Si nous connaissions précisément chaque variable ,la position exacte microscopique de chaque atome ,il n'y aurait donc pas de statistique et donc pas de temps .Carlo Rovelli en est là et dit devoir approfondir pour convaincre ses pairs .En fait ce que dit Rovelli est :si nous connaissions chaque once & sous once de pensée de l'omnisicience il n'y aurait pas de temps puisque nous serions l'omniscience hors de tout espace-temps & engloberions le manifesté dans le non manifesté. Et force est de reconnaître qu'en toute modestie ,nous ne l'avons pas attendu pour le dire !

En fait ce qui est interessant en ce qu'il énonce est la notion de point d'équilibre de la densité ( qu'il fait passer par la thermodynamique et les statistiques ) permettant d'instaurer la base de référence de l'espace-Temps .Mais en soulignant le rôle de chaque atome ,il montre l'autonomie de la manifestation et l'égérégore qu'elle crée .Il nous raméne sans en parler à la relativité de Lorentz & Poincarré qui a précédé celle d' Einstein ,expliquant comment les ondes stationnaires de l'univers se replient pour donner l'électron puis l'atome ,sa polarité opposée.Nous retombons donc sur l'omniconscience hors du temps des champs morphogénétiques mais devons bien faire avec l'espace-temps puisque nous le sommes nous-même...même si notre esprit peut le transcender.Ainsi selon la façon dont nous nous inscrivons dans la densité & avec l'inconscience ,la subconscience et la conscience avec lequel nous le faisons nous transcendrons plus ou moins l'espace-temps dont nous sommes tributaires.Mais nous devrons toujours passer par l'inertie physique pour passer au-delà du voile ..;(Renoncement ,lâcher -prise ou décés ) au moins tant que nous n'aurons pas atteint la fréquence christique qui est une donnée de conscience qui s'inscrit volontairement dans l'espace-temps & son point d'équilibre.Ce qui ,prouve que tout est peut-être illusion et hologramme mais se définit bien en une dualité espace-temps ,hors de l'espace-temps dans l'espace-temps .IL faut donc atteindre la fréquence de conscience qui permet de s'abstraire de l'espace-temps mais pour voyager dans tous les espaces-temps qui existent ...au moins telle une dualité de conscience .
Que l'on prenne conscience que c'est une illusion est une chose mais que l'on nie cette illusion et la capacité de s'y inscrire est en soi aberrant.On ne peut donc affirmer tel le fait Rovelli que le temps n'existe pas sans avoir la donnée de conscience qui va avec & qui passe aussi par la META-physique .
Si donc Rovelli crée des équations dont il supprime le temps ,il créera des équations diaboliques, car d'abord il supprimera un paramétre indispensable dans un système :L'équation ,qui est déjà une caricature de la réalité .Par là même il engendrera une vrille destructrice de conscience & qui plus est un élitisme qui veut se démarquer d'autrui.Car "tout coule ,rien ne subsiste " dit Héraclite ..ce qui ne veut pas dire que différents espace-temps n'existent pas temporairement ..de la nanosecondes aux multi-milliards d'années terrestres de notre densité de système solaire M13 .
Par conséquent nous devrons toujours être capable de passer de l'illusion à la non-illusion par H3 ou par le tiers générateur en développant nos capacités d'élargissement de subconscience métaphysique & non pas seulement en décrétant que nous supprimons le temps dans les équations...mais au moins en passant par les champs morphogénétiques qui nous permettent d'intégrer le facteur psychosomatique.Mais chercher à formuler la gravité avec des équations sans temps tel veut le faire Rovelli...c'est vouloir s'abstraire de la gravité ,la nier et donc aller à la déflagration ( Voir : La RECHERCHE de Juin 2010).
Ceci dit nous avons tous fait l'expérience de boucles de temps gagnées sur le temps & défiant toutes nos montres,de la même façon que le temps ne passe pas aussi vite de 1h à 6H solaire que de 9h à 17h ! Mais ce n'est pas parce que nous sommes en mesure de dépasser le temps par une forme de transcendance vibratoire qu'il faut prétendre le temps décapité!
Pour St MIchel se baladant entre les mondes :le temps n'existe certes pas ...mais pour nous ...si & à des niveaux qui peuvent varier selon chacun.! Avant de déclarer que le temps n'existe pas ,il faut être capable de le transcender et ce n'est pas en tranchant des paramètres équationnels-caricatures de nos illusions - que l'on y arrivera sans dégats ! Vanitas , vanitatem !
Il est bien évident que sur un tel sujet ,tout correctif
en provenance de la responsable de ce site ne peut qu'être apprécié
,afin de nous permettre de mieux cerner nos illusions & la
limite de nos réalités respectives.Ainsi nous éviterons de nous
perdre en de vaines discussions ne reussisant qu'à tout
embrouiller,par la projection des egos....s'égarant en logorrhées
.
Une magnifique leçon de vie...
proposée dans cette citation Africaine vécu en Afrique, au Burkina
Faso, pendant plusieurs mois .
"Vous, vous avez les montres ... nous nous avons le temps
!"
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